A l'occasion de la Journée Internationale de Lutte Pour les Droits des Femmes,

l’association PasSages vous invite à sa rencontre « Femmes, actrices de vies »

le samedi 12 mars de 14h30 à 17h30

 

Au programme :

Spectacle de conte (90 minutes) présenté  par Cahina BARI, conteuse

"El oued ! El oued ! Poussières de vies... Poussières d'amour" 

(descriptif du spectacle en fin de page)

                                                                

Le spectacle s'adresse aux adultes et jeunes à partir de 14 ans. Il parle de trois générations de femmes d'ici et de là-bas.

Un espace et animations sont prévues pour les plus jeunes pendant le spectacle.

Echange convivial jusqu'à 17h30 autour d'un goûter et thé à la menthe. 

 

ENTREE LIBRE 

Salle St Laurent, rue St Laurent à BISCHHEIM

Mail : pas.sages@laposte.net

tél : 03.88.81.14.08 

C-Bari-Credit-Photo-MG-Dufour-9

Cahina BARI - Photo de MG DUFOUR

 

descriptif du spectacle

Texte et création : Cahina Bari

Durée : 90 min environ

Public : ado/adulte dès 14 ans

Regard extérieur : Emmanuelle Filippi Hahn

 

C’était au sortir de la « guerre d’Algérie », au temps de l’Oued et de son

quartier, au temps du pain noir, de la poussière blanche, des chèvres brunes,

et des vents de sable qui ramenaient parfois un soldat éclopé...

C’était au temps des amours de terrasses en terrasses, sur fond d’Oum Keltoum

et d’Enrico Macias, de djinns et de belles sultanes... C’était au temps béni

de la vie ensemble, du pain, de la peine, et du rire partagés... Il n’y avait pas

d’électricité, pas d’eau courante. Pas de viande ni de pain tous les jours.

Mais Il y avait de l’amour, de l’espoir... de la musique et de la poésie...

Sous la bénédiction de Sidi Zerzor.

Vous qui passez par là, venez cueillir ces quelques poussières de vie. Qu’elles se

fassent braise. Qu’elles vous tiennent le cœur au chaud en ces temps incertains où

les téléviseurs couleur ont recouvert la voix des crieurs, où les derniers conteurs

murmurent que l’Oued a déserté son lit et n’a jamais autant tardé à revenir......

 

En toile de fond..

Ce spectacle restitue de façon romancée l’ambiance très particulière qui régnait au sortir

de la « guerre d’Algérie » dans le quartier pauvre d’une oasis aux portes du désert.

La vie y coule au rythme de la chaleur et de l’appel du crieur, entre les chambres

obscures, les cours intérieures, et les terrasses à perte de vue qui prennent vie dès le soir

jusqu’au petit matin.

Au loin, un oued capricieux qui menace le quartier de ses crues, et un marabout

énigmatique, Sidi Zerzour, Maître des étourneaux, Pourfendeur des eaux, et Saint aux

pouvoirs miraculeux. Son mausolée s’élève en plein milieu du lit de l’oued et défie

fièrement les flots impétueux depuis plus de mille ans ! On le surnomme « le mausolée

qui ne se noie jamais ».

En toile de fond se déroule une galerie de portraits détonants et hauts en couleur.

Dans ce récit, comme dans les précédents, le réel est tissé d’imaginaire, le quotidien de

merveilleux, et l’ombre de lumière.

Quelques thèmes abordés : l’après-guerre, la relation algéro-française, l’amour, l’exil, la

richesse de l’être par delà la pauvreté de la vie...

sur un fond d’humanité si débordante qu’elle submerge et emporte au passage les particularités culturelles ou religieuses pour

laisser entrevoir ce que l’Homme a de plus universel..

Ce spectacle est un généreux cri d’amour et de fraternité humaine d’où qu’elle vienne, où le rire et l’émotion, le trivial et la poésie se côtoient et s’alternent sans jamais se quitter.

Comme la vie, en somme.

le spectacle parle de trois générations de femmes d'ici et de là-bas.